chroniques de la vie quotidienne
Ca faisait longtemps que je n’avais pas écrit. Peut être parce que mélanger la même semaine des partiels dûment révisés à la dernière minute et la recherche d’un appartement à co-louer d’ici deux semaines est dangereux pour la santé de votre temps libre.
Avant, du temps où j’étais naïve (c’est à dire il y a environ 10 jours), je pensais que trouver une location pour six mois à Paris n’était pas si compliqué. Je me figurais qu’il suffisait d’éplucher les petites annonces avec un plan du métro (et beaucoup de café) à portée de main, de sélectionner quelques candidats, de passer un coup de fil au propriétaire, d’aller visiter l’endroit et puis de se décider, le tout dans un mouvement temporel fluide.
Ca, c’était avant que je rencontre l’heureuse propriétaire d’un 23m² dans lequel elle espérait nous entasser pour plus de 900€/mois en s’octroyant au passage des frais d’agence (non madame, toi tu es un particulier, tu ne prends pas des honoraires en plus…sinon c’est tricher!) de 250€.
Ca, c’était avant que je fasse la queue au milieu de six autres potentiels locataires sous une porte cochère par un bel après-midi de printemps pour visiter les lieux en 10 minutes chrono - pas facile à sept dans 30m², il vaut mieux éviter les sandales - suivi d’un très sec “alors, ça vous convient? Il est où votre dossier?”. Sachez qu’à Paris vos trois derniers bulletins de salaire et votre dernier avis d’imposition ainsi que ceux de votre garant sont à fournir dès le seuil de la demeure franchi (voir avant pour les plus audacieux).
Bref, on a fini par se dénicher un petit appart métro Rue des Boulets (ça ne s’invente pas) où on a déjà plein d’idées pour accueillir le plus de monde possible. Et on habite en face d’un magasin Picard et ça, d’après ma future colocataire, ça vous illumine une journée. J’ai assez envie d’installer un comptoir pour qu’on se bricole un bar. Elle de ramener toute son matos pour qu’on se fasse une sono digne de ce nom. Je crois qu’on devrait bien s’entendre.