A dévorer du regard…
Le weekend dernier, nous avons profité d’une après-midi lumineuse pour aller voir les rayons du soleil jouer avec les immenses verrières du musée Beaubourg. Après un petit tour au milieu des ingénieux petits personnages faits de bric et de broc du Cirque Calder, nous sommes allés trainer dans les couloirs de l’art contemporain. Une fois n’est pas coutume - et heureusement car des petites manies irritantes des milieux phallocrates, l’obsession de la parité est peut être la pire - ces dames étaient mises à l’honneur, non pas en tant que modèles mais en tant qu’artistes.
Et au milieu, une robe.
Pas le genre de robes qu’on s’attendrait à voir exhibée sur les marches de Cannes, mais une coupe toute simple, brune, d’aspect un peu rèche, comme une carapace de tissus séché. Pour être exposée à Beaubourg je suppose qu’elle a quelque chose de particulier, alors en touriste disciplinée, je commence par lire son petit nom: Vanitas - Robe de chair pour albinos anorexique et celui de sa créatrice: Jana Sterbak. Pour rappeler que la faim dans le monde n’est pas due au manque de ressources mais à leur redistribution inéquitable, la demoiselle a eu l’idée de laisser se décomposer une vingtaine de kilos de viande fraiche assemblée en un vêtement féminin lors d’une exposition au Canada en 1987.
Gaspillage ou Art Contemporain?