NOXIOUS : Please, handle with care.

Nulla dies sine linea...

Petite annexe de mon esprit. Entrez, c'est ouvert, ne frappez pas, il n'y a personne. Regardez, ouvrez, cliquer, fouinez, c'est en self-service, dans la limite des stocks disponibles. Et surtout, faites comme chez vous...

Apr 6

Something I can be proud of…

Hier midi, attablés devant les restes de la soirée de la veille - que les quelques mètres carrés de salon que je squatte au centre de Paris tous les weekend ont accueilli pour mon plus grand plaisir - un ami m’a fait cette réflexion : “dis moi, y a que du beau monde à tes fêtes!”

J’avoue être restée perplexe un instant : “ouais, enfin… y a mes amis”.

Et puis j’ai cessé de considérer un instant que ces gens là étaient mon cercle le plus intime, ceux avec lesquels je n’ai pas peur de me montrer faible, de douter, d’être immature; et j’ai essayé de m’imaginer que je les avais rencontrés pour la première fois quelques heures auparavant.

J’ai vu une vingtaine de jeunes étudiants: une vingtaine d’esprits brillants, drôles ambitieux et cultivés. Ils étaient futur cadres supérieurs, futur avocats d’affaire, futur politiciens, futur chercheurs, futur ingénieurs, futur graphistes ou… vétérinaire. Certains avaient déjà un pied voir les deux dans le monde du travail. Et pourtant ils étaient détendus, entassés les uns sur les autres entres un canapé et quelques chaises hétéroclites, discutaient de tout ce qui n’est pas sérieux dans ce monde, riaient d’eux-mêmes et des autres. Ce n’était pas juste un ramassis de requins trop gâtés, ils aimaient le genre humain avec un petit “h” et cherchaient des solutions viables pour des lendemains vivables.

Je savais que j’avais de la chance parce qu’avec eux, je peux être moi. Parce que je me permets de leur faire confiance. Parce que nos relations sont certifiées à l’épreuve de la distance et du temps. Mais au quotidien ils sont devenus “mes potes” ou “la famille”. Et pour cause, il me suffit de décrocher mon téléphone, de pianoter un mail ou de frapper à leur porte pour passer un moment avec eux et discuter à bâtons rompus de ce qui va et qui ne va pas, de ce qui nous passe par la tête et qui n’intéresse personne d’autre, de combien d’oeuf il faut dans telle recette, de quel film on pourrait aller voir ensemble, de nos cours plus ou moins bien foutus, de nos problèmes de coeur et de nos histoires de cul. J’en avais presque oublié à quel point ils étaient un luxe en les fréquentant par première nécessité. Mais décidemment oui, ils ont tous quelque chose de spécial, ils sont ce qui se fait de mieux.

Ils sont juste le plus beau cadeau qu’ils pouvaient me faire.